Rencontre libertine avec AdultFriendfinder, Easyflirt, Ulla ...

bonWeb | bonKm | bonBudget | bonBlog | bonCharme | plus »

Accueil » Élections » Candidats à la présidentielle » Yves-Marie Adeline - Présidentielle 2007 : Faites le choix
Un blog utilisant WordPress

flux | éditeur

© Yves-Marie Adeline
10/06/2010 @ 16:36

Dans ma tour d?ivoire »

On me demande depuis quelques mois déjà pourquoi je ne tiens plus régulièrement ce blog. C’est que je travaille d’arrache-pied: outre l’ouvrage sur lequel je transpire en ce moment, j’ai terminé deux livres qui vont sortir à la rentrée, l’un et l’autre aux éditions Ellipses. Je vous en reparlerai en temps voulu.
Un ami chez qui j’ai passé un week-end m’a dit: “Alors tu es complètement déconnecté?”
Oui, complètement.
Je n’écoute pas la radio, je ne regarde pas la télé (que je n’ai pas, de toutes façons), je ne lis pratiquement pas le journal.
Je me suis retiré loin du bruit du monde.
Et on s’y sent très bien, après tout.



© Yves-Marie Adeline
01/04/2010 @ 14:12

Le GIEC, Claude Allègre et? le ministre »

Claude Allègre critique le GIEC à propos des thèses qui y sont exprimées sur un réchauffement climatique global, et voici 400 chercheurs qui, au lieu de répondre en hommes de science à un autre homme de science, se plaignent auprès d’un ministre.
Qu’attendent-ils exactement de ce ministre? Qu’il fasse taire par la force leur confrère Claude Allègre? Par quels moyens? De quels moyens dispose un ministre pour faire taire un savant ?
Comment conçoivent-ils leur métier d’hommes de science? Est-ce qu’ils aspirent à un encadrement idéologique des savants? En appeler au pouvoir, c’est solliciter, d’une manière ou d’une autre, l’emploi de sa force régalienne. On ne peut pas dire que ces 400 chercheurs soient jaloux de leur indépendance. Mais c’est aussi renoncer au débat, qui est le sel - et l’honneur - de la science. On ne pourra pas dire que ces 400 chercheurs soient jaloux de leur dignité.



© Yves-Marie Adeline
22/03/2010 @ 13:35

Oui à la réouverture des maisons closes »

Les maisons closes ont été fermées peu après la seconde guerre mondiale sur l’initiative d’une femme, Marthe Richard, pleine de bonne volonté. Mais on sait que l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Le problème vient de ce que l’on a confondu, comme il arrive souvent, la morale et la loi.
Il ne revient pas au législateur de faire la morale - c’est aux autorités morales de s’en charger - mais de trouver les meilleures conditions d’une paix publique.
La prostitution existant et persistant à exister, le législateur sait, depuis au moins saint Louis qui avait légiféré sur le sujet, qu’on perdrait son temps à vouloir l’abolir, et que le réalisme demande qu’on l’encadre.
Saint Thomas d’Aquin enseignait que “celui qui se mouche trop fort fait jaillir le sang”. Autrement dit, prends garde à ce que le remède que tu as trouvé ne se révèle pire que le mal que tu voulais combattre.
C’est ce qui s’est produit après la fermeture des maisons closes: des filles jetées sur le trottoir à la vue des enfants, agressées par des psychopathes, non suivies médicalement, terrorisées par leurs proxénètes, etc.
Donc, le débat sur les maisons closes n’est pas de nature morale: il est évident que la prostitution n’est pas une bonne chose. Il est de nature politique: qu’est-ce que le législateur doit faire pour que l’on parvienne au moindre mal?
Je redoute fort que nos politiciens et les commentateurs de la vie politique soient trop peu préparés à aborder politiquement ce problème, dans notre société propice aux sophistes, où l’on gouverne le peuple à coup d’émotions fortes.



© Yves-Marie Adeline
21/02/2010 @ 17:11

Les objets énergumènes »

Le Code de procédure pénale prévoit que l’on peut adresser une demande au ministère public par lettre recommandée avec accusé-réception. Dans un pays normal, ce serait un conseil: envoyez votre lettre en recommandé A/R, car si votre lettre se perd, la faute vous en incombera. Ce qui se comprend très bien.
Mais en France, où, paraît-il, on essaie de simplifier les procédures administratives, on ne comprend pas les choses de cette manière. J’ai envoyé ma lettre en oubliant le recommandé, donc en prenant un risque qu’elle ne parvienne pas. Or, elle est parvenue. Mais on me répond: désolé, on ne peut pas traiter votre affaire, il fallait envoyer votre lettre en recommandé… (!!!)
C’est ce que j’appellerais un “objet énergumène”: une procédure a été conçue de façon prudentielle, pour améliorer les choses, puis, par la bêtise bureaucratique, elle fonctionne pour elle-même, ayant perdu de vue sa raison d’être. Et le pire, c’est que cette mesure est prévue dans un article du Code de procédure pénale, ce qui fait que, ayant bel et bien reçu ma lettre, si le ministère public y répondait, ce serait illégal. Alfred Jarry, Courteline, Kafka… est-ce que cela ne changera donc jamais?



© Yves-Marie Adeline
05/02/2010 @ 10:40

Hommage à Jacques Martin, père d?Alix »

Jacques Martin, le père du personnage de BD Alix, est mort le mois dernier, et malgré tout, il faut bien lui rendre hommage.
Je dis “malgré tout”, car en vérité, cela faisait longtemps, presque 40 ans (!) qu’Alix était mort. Jacques Martin, comme il arrive parfois, a perdu toute inspiration après ses 8 premiers albums, et a accumulé pendant des décennies des navets tous plus médiocres les uns que les autres.
Le tournant s’est produit dans l’après-mai 68. Non seulement son imagination se tarissait, mais Martin a commis l’erreur d’introduire Alix dans un univers mental adulte, malgré l’exemple qu’avait donné son maître Hergé. Le lecteur était même spectateur du désordre que semait en lui sa libido, jusque là retenue dans son quant-à-soi.
Il n’empêche: les 8 premiers albums (si je me souviens bien du compte) entrent dans la légende de la grande bande dessinée. A sa grande époque, Martin prenait son inspiration dans le cinéma. La première histoire: Alix l’intrépide, emprunte beaucoup de scènes à Ben-Hur, tout en conservant son originalité et son propre sens épique. La plupart des autres (Le Sphinx d’or, l’Ile maudite, le Dernier Spartiate, les Légions étrusques) empruntaient à James Bond: quelque part dans l’Empire romain, un individu charismatique et mégalomane construit une contre-société visant à renverser la domination établie. C’était à chaque fois très réussi. Hergé, son maître, le comprenait mal, parce que, selon lui, une BD devait comprendre au moins quelques scènes burlesques (”Dites, votre César, il ne se prend donc jamais les pieds dans le tapis”?) mais, sans commettre à cette époque l’erreur de projeter son héros dans un univers qui n’aurait jamais dû être le sien, il l’avait d’emblée placé dans un monde sérieux, proche du réel, ce qui ouvrait plus encore les portes de la rêverie, mais une rêverie sérieuse, pas comique. Quitte à s’inspirer parfois de l’actualité contemporaine: La Tiare d’Oribal empruntait à la restauration par les USA (Rome) de son allié le roi Mohamed Reza (Oribal) qui a été chassé de son trçne par Mossadegh (Arbacès).
Mais c’est encore un autre album qui contribuera le plus à la gloire de Martin: La Griffe noire, dont on peut dire qu’il se range parmi les meilleures BD jamais écrites, du même gabarit que La Marque jaune par exemple (Jacobs avait été son son condisciple auprès d’Hergé) en compagnie des plus grands auteurs.



© Yves-Marie Adeline
09/10/2009 @ 22:24

Ovide au bac, c?est une bonne nouvelle »

J’ai été destinataire d’une pétition contre le projet de donner à lire aux élèves préparant le bac L’Art d’aimer d’Ovide, au motif que ce texte contiendrait une incitation au viol.
Cela fait longtemps que j’ai lu ce texte, que je possède quelque part dans ma bibliothèque, mais je ne me souviens pas y avoir lu de telles choses. Ou bien alors j’ai l’esprit tellement pervers que cela m’avait échappé.
En tout ca, je suis stupéfait que l’Education nationale présente ce genre de texte aux élèves préparant le bac: jusqu’à présent, elle se contentait de Pierre Perret, Marc Lévy…
Ovide! Devant une telle nouvelle, j’ai plutçt envie d’applaudir…



© Yves-Marie Adeline
07/10/2009 @ 16:42

Les Aigles foudroyés en DVD? »

Parce que je ne mélange pas les genres (défaut que je lui reproche, justement, à propos de Polanski ), cette volée de bois vert que se prend le Ministre de la culture ne m’a pas empêché de regarder une fois encore son admirable film “Mémoires d’exil”. Une seule réticence: sa manie de dire “au fait” à la place de “en fait”.
Et puisqu’il est devenu ministre, ce serait merveilleux qu’il obtienne enfin la vente en DVD de son film “Les Aigles foudroyés”, tout ausi admirable.



© Yves-Marie Adeline
01/10/2009 @ 14:02

Télécharger: non. Violer: oui »

Si et seulement s’il est vrai que le grand Polanski a violé une fille de 13 ans qui venait pour un casting-photos (non érotiques); et si et seulement si je comprends bien le raisonnement du Ministre de la culture (pour le talent duquel j’ai par ailleurs la plus grande estime: je l’ai déjà écrit ici) télécharger est un délit méritant les rigueurs de la loi, mais avoir violé une fille de 13 ans, à partir du moment où cela est un vieux souvenir (pour qui?) cela ne doit pas être poursuivi.
C’est cela, l’inversion des valeurs.



© Yves-Marie Adeline
24/09/2009 @ 10:12

Le monde anglo-saxon est-il fermé sur lui-même? »

On pourrait croire que l’édition anglo-saxonne, qui est avantagée par une langue véhiculaire universelle, profite de cette position dominante pour traduire le plus possible d’oeuvres étrangères, sachant que sa chalandise est aux dimensions du monde. Eh bien non, pas du tout.
Les statistiques montrent que l’édition anglo-saxonne ne traduit que 1% du patrimoine étranger à la langue anglaise, tandis que, inversement, parmi les grands pays bien sûr -car pour les peuples qui ont une langue peu pratiquée, l’obligation de traduction est évidente - c’est la France, malgré la maladie de son secteur éditorial, qui traduit le plus d’auteurs étrangers à son propre patrimoine. C’est en France que le lecteur français pourrait avoir accès à la plus grande diversité des ouvrages du patrimoine mondial.
Autrement dit, la question serait non pas économique, mais culturelle: la France serait plus ouverte au monde que le monde anglo-saxon.
Je demande quand même à voir. Une chose est de traduire des romans policiers américains en français, autre chose est de mettre à la disposition du lecteur français le véritable patrimoine littéraire mondial. Je caricature peut-être, du moins je l’espère. Car enfin, il y a bien des oeuvres majeures indisponibles en français, j’en sais quelque chose dans mon travail d’écrivain universitaire.



© Yves-Marie Adeline
11/09/2009 @ 12:38

Achetez votre diplôme à Toulon! »

Le président de l’Université de Toulon risque un blâme. Dans ce département du Var, si pittoresque à tous égards, où la frontière entre la mafia et la vie politique, journalistique, judiciaire, policière, économique… et maintenant, semble-t-il, académique, est, disons… moins hermétique qu’ailleurs, vendre des diplçmes de master (bac 5!) à des Chinois ne parlant même pas français à la sortie mérite un blâme.
Ah, le Var! Son ciel bleu, sa cçte merveilleuse! Cela me rappelle le temps où, habitant cette splendide région, je lisais dans la presse locale, sous la plume d’un journaliste qui n’avait pas honte, et sous les yeux de lecteurs trop habitués pour s’en scandaliser encore, qu’Untel s’était suicidé de deux coups de revolver dans la nuque… Oh, à vrai dire je pourrais citer tant d’anecdotes!
En tout cas, pour les étudiants-grévistes de cette année, la solution est toute trouvée: achetez votre diplçme à Toulon!



© Yves-Marie Adeline
Retour à la page de résultat

ajouter un meilleur site | © 1998 - 2010 bonWeb | bonWeb network