Pour vous informer: arrêter de dire n'importe quoi :
Voici une des propositions de la candidate Ségolène Royal sur un sujet très important le travail :
« Je réhabiliterai la valeur travail. Ceux qui la détruisent ce sont les contrats précaires, les discriminations à l'embauche, les salaires bloqués et l'inquiétude du lendemain. C'est tout cela qui sape la valeur travail. La santé d'une économie dépend de la motivation de ceux qui travaillent. les entreprises compétitives, on le sait, sont celles qui respectent leurs salariés, qui les forment bien, qui les payent bien et qui mobilisent toutes les compétences » Ségolène Royal
Vœux aux Français,4 janvier 2007
La motivation au travail et l'efficacité économique exigent des salariés bien formés et bien payés, respectés et protégés, assurés de la dignité de leur métier et de la sécurité de leur revenu, et certainement pas l'inverse! C'est cela défendre la valeur travail. (…) Ne nous laissons pas abuser : les Français ne sont pas fâchés avec la valeur du travail mais ils sont profondément insatisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006
« Ce ne sont pas les 35 heures mais la droite qui détruit la valeur travail »
« Ceux qui disent que les 35 heures déprécient le travail se trompent de diagnostic. Ce n'est pas un peu de temps libre en plus qui détourne du travail, mais plutôt un malaise au travail qui conduit à s'investir ailleurs. Voyez la démotivation des cadres. Elle est liée à l'instabilité, à la pression. La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre. »
Les Echos, 19 mai 2006
« Rendre la dignité du travail aux millions de personnes qui en sont privées »
« Il faut payer le travail à son juste prix. Un salarié compétent et motivé, s'il est bien payé, participe à la compétitivité des entreprises. L'économie n'est pas un système de vases communicants où la performance des entreprises reposerait sur la paupérisation des salariés. Le salaire fait partie de la compétitivité : la productivité, la qualité des formations, la motivation des salariés, la fiscalité, les efforts de la collectivité en matière de recherche ou d'infrastructures comptent aussi. Aujourd'hui, l'atonie de la consommation et l'apathie des investissements ont partie liée. (…) Le respect de la valeur travail suppose des conditions de rémunération, donc de vie, qui permettent aux salariés de se loger dignement, de fonder une famille, de faire des projets. La France ne s'en sortira pas en alignant ses salaires sur ceux des pays émergents ! L'Etat doit assumer sa responsabilité régulatrice et redistributrice »
Challenges, 13 avril 2006
« Non seulement les travailleurs pauvres doivent devenir visibles, mais encore ils doivent retrouver leur dignité. Et c'est pourquoi je me suis engagé, et je le redis ici, à créer le Revenu de Solidarité Active Parce qu'une société qui se relève, une France qui croit en elle et qui rend la dignité du travail aux millions de personnes qui en sont privées, cela permet aussi aux familles de bien fonctionner et aux enfants de sortir de la pauvreté. Donc ensuite, ça permet la réussite scolaire, et donc que d'économies sur les dégâts sociaux qui coûtent si cher à une société »
Discours de Strasbourg, 20 décembre 2006
« Vivre dignement de son travail »
« Je sens monter dans le pays une inquiétude croissante, une colère parfois, une exaspération souvent. Ce sentiment insupportable de ne plus pouvoir maîtriser son existence, vivre dignement de son travail, progresser et espérer mieux pour ses enfants. Et en même temps, le progrès social n'est pas toujours au rendez-vous : pour des millions de salariés, le travail ne paye pas et l'on compte aujourd'hui, malgré la richesse de la France, 2,5 millions de ces travailleurs pauvres qui sont d'ailleurs en majorité des travailleuses pauvres, souvent contraintes d'accepter des emplois à temps partiel »
Voeux aux Français, 4 janvier 2007
« Il y a des excès, des dérives. Les Français sont choqués quand ils apprennent le montant des stock-options, des indemnités de départ et des retraites chapeaux de certains dirigeants. Ils découvrent qu'à une certaine altitude, l'échec paye, alors qu'ils peuvent, eux, perdre leur emploi sans avoir commis une faute. »
Les Echos, 19 mai 2006
« La protection n'est pas l'ennemie mais la condition de la prise de risque »
« Je pars d'un constat : la machine est bloquée. La France est en manque d'oxygène et d'espoir. Il faut redonner aux entreprises exposées l'agilité dont elles ont besoin pour être réactives, et aux salariés les sécurités dont ils ont besoin tout au long de leur parcours professionnel. Pourquoi chaque année 30 % des salariés danois changent-ils de travail sans drame ? Parce qu'ils ont un filet de sécurité solide. La protection n'est pas l'ennemie mais la condition de la prise de risque. La souplesse et la sécurité doivent aller de pair : c'est un choix de société et d'efficacité. Et celui de la motivation au travail. »
Challenges, 13 avril 2006
Inventons de nouvelles sécurités
« Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l'électricité et de l'automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d'achat des salariés. Nous vivons aujourd'hui la troisième, celle des technologies de l'information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun "bon deal", aucune "nouvelle donne", ne l'a encore remplacé. D'où ce déséquilibre ravageur entre le capital et le travail. Tant que nous n'aurons pas réussi à mettre en place les nouvelles sécurités adaptées aux mutations de notre monde, la peur et la méfiance l'emporteront. »
Les Echos, 19 mai 2006
« Les femmes doivent aussi trouver leur juste place dans l'emploi. Je pense aux femmes peu qualifiées que le complément d'activité de libre choix incite à se retirer du marché du travail et qui, une fois de retour, retrouvent des conditions d'emploi plus précaires qu'avant. Aucun dispositif actuel ne vient aider les femmes qui sont en rupture de l'allocation de parent isolé à trouver une nouvelle activité. Je pense au plus d'un million de femmes qui travaillent au temps partiel contraint. Là aussi, il faut cesser les beaux discours, il faut arrêter de louvoyer. J'exigerai que la loi soit appliquée, ce qui n'a pas été fait jusqu'ici, et j'y mettrai les moyens et la volonté politique nécessaires »
Discours de Strasbourg, 20 décembre 2006
« En contrepartie de toute ressource, il doit y avoir un travail ou une formation »
« Personne ne doit être payé à rien faire : c'est une façon de rappeler que le travail est le facteur premier d'intégration sociale et qu'en être privé, c'est aussi perdre un sentiment fondamental d'appartenance et, parfois, jusqu'à l'estime de soi. Ceux qui se situent en bas de l'échelle des salaires ont souvent le sentiment qu'il n'est pas juste que d'autres touchent autant avec des revenus d'assistance ; cela nourrit le rejet de l'autre et la hantise du déclassement. Il ne faut pas ignorer cette question par angélisme. Il est exclu de revoir nos solidarités à la baisse ou de se résigner au nombre croissant de travailleurs pauvres, mais il faut dire clairement qu'en contrepartie de toute ressource, il y a un travail ou une formation utile, ce qui est d'ailleurs prévu dans les textes. »
Les Echos, 19 mai 2006
Priorité aux conditions de travail
« Nous devrons aussi nous attaquer à la question des conditions de travail : l'exercice du travail s'accompagne, ici en France, trop souvent de conditions dégradées, de non respect de la personne qui alimentent la défiance, la déception, la démotivation à l'égard du travail. Le travail s'est intensifié. Les exigences sur les salariés toujours plus fortes, des maladies professionnelles en hausse, le temps partiel subi qui s'étend : il importe aujourd'hui de mettre sur la table l'ensemble des questions touchant au temps de travail, à l'organisation du travail, aux conditions de travail pour aboutir à une nouvelle donne au cœur de laquelle devra se trouver la qualité de l'emploi et le travail décent, qui sont gages autant de la compétitivité que du bien-être des travailleurs »
Discours de Strasbourg, 20 décembre 2006
Le CDI ne doit pas être remis en cause
« Le CDI doit rester la base, car une société qui se précarise dans ses principes fondamentaux va à la dérive. Le CDI, c'est le droit - fondamental pour tout être humain - à la sécurité d'un salaire et à la dignité d'un métier. Il doit être la colonne vertébrale, et c'est par le dialogue social qu'il faut définir ce qui doit être assoupli, en tenant compte de manière équilibrée des besoins des entreprises, en particulier de celles qui innovent et prennent des risques, et de la dignité des salariés, qui ne sont pas une variable d'ajustement jetable. »
Les Echos, 19 mai 2006
« Il faut faire avec les partenaires sociaux l'inventaire de ce qui doit être amélioré »
« Les trente-cinq heures ont amélioré la qualité de vie de nombreux salariés, la productivité des entreprises et créé des emplois. Elles ont aussi nécessité beaucoup d'efforts de réorganisation de la part des entreprises. Mais pour faire face à des plans de charges imprévues, les entreprises les plus exposées à la concurrence internationale doivent pouvoir bénéficier d'une certaine souplesse. Il faut faire avec les partenaires sociaux l'inventaire de ce qui doit être amélioré, mais il faut cesser de dire que les trente-cinq heures sont responsables de tous les maux. Il vaut mieux des salariés bien formés, bien motivés et bien payés pendant trente-cinq heures que des salariés démotivés. »
Challenges, 13 avril 2006
Publié par Bourbon LAC le 17/01/07 @ 18:25 | commenter | lien permanent