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RELANCER LA NATALITE »

Publié le 15/02/2007 à 12:02

... par la modernisation des structures ?nomiques

I

INTRODUCTION

L?information triomphaliste des m?as en mati? de natalit?ran?se est trompeuse.

Une hirondelle ne fait pas le printemps et le regain enregistr?n 2006 ne saurait, tant s?en faut, compenser le d?cit amorc?n 1972 et aggrav?epuis la mise en place de la l?slation sur l?IVG.

Ainsi, le petit mieux enregistr?n 2000 a-t-il ? suivi d?un retour ?n taux de f?ndit? sa valeur moyenne de 1,75. Rappelons que le taux de renouvellement des g?rations se situe ?,1. Non atteint, il condamne les peuples concern??n vieillissement croissant et donc ?es d?quilibres gravissimes d? perceptibles ainsi qu?in ultimo ??extinction tout court.



Les axes de r?exion pr?nt?dans ce document tirent leur fondement d?une double exp?ence, professionnelle et associative.

Professionnelle : comme consultant ext?eur, puis chef de projet en organisation dans l?industrie puis dans la banque, j?ai ? confront? de multiples situations qui m?ont donn? r??ir sur la fa? d?am?orer les m?odes et conditions de travail au double profit de l?entreprise et de ses salari?

Associative : associ?ux travaux du S?naire de D?graphie Politique cr?au Coll? de France par Alfred Sauvy et dirig?ar G?rd-Fran?s Dumont, ainsi qu?aux r?exions de l?APRD, Association Pour la Recherche D?graphique, anim?principalement par Jacques Dup?ier (re?depuis ?'Institut), j?ai ? amen? concevoir, ?artir de 1987, un nouveau front d?action en faveur du renouveau de la natalit?/span>



L?id??it de mobiliser un noyau significatif d?entreprises pour :

· exp?menter des innovations organisationnelles destin? ?oncilier vie professionnelle et vie familiale ;

· constituer un lobby en faveur d?une relance de la natalit?s?appuyant sur des moyens puissants de communication institutionnelle.



Aid?otamment par Fran?s Ceyrac en sa qualit?e Pr?dent honoraire du CNPF et d?autres personnalit?du milieu patronal, j?ai convaincu des entreprises, des experts, des syndicalistes et des cadres d?entreprise de constituer une association qui s?est appel?G?rations (pour illustrer la solidarit?ntre g?rations) dont j?ai ? ? pr?dent.

Diverses solutions ont ? d?ttues mais aucune d?elles n?a malheureusement ? mise en ?uvre, les entreprises adh?ntes (dont Elf et Gaz de France) souhaitant au pr?able qu?une taille critique f?tteinte.

Malgr?es nombreux contacts pris et en d?t de l?oreille attentive du gouvernement d?alors (celui de Rocard), cette initiative a fait long feu une fois survenue la 1? guerre du Golfe.

Une ultime tentative avec l?arriv?de Balladur aux affaires n?a pas permis de relancer l?association, depuis lors inactive.

ANGLE D?APPROCHE

Les d?graphes s?accordent ?ire que le d?r d?enfants demeure au-dessus du seuil de renouvellement des g?rations et cela en d?t d?une d?adation incessante des valeurs traditionnelles qui se traduit par le recul des mariages, la mont?des divorces et plus g?ralement, par la pr?rit?es unions conjugales.

Contrairement ?e que pr?nd l?id?ogie f?niste n?libertaire qui a fait flor?dans les ann? 70/80, la plupart des femmes ne voient pas n?tivement le potentiel de maternit?ue leur accorde la nature. Ce noble et n?ssaire instinct reste inscrit en elles, nonobstant l?h?nisme mat?aliste ambiant.

Il semblerait en revanche que le refus d?engendrer viendrait davantage du c?des hommes, aspect de la question rarement ?qu?

Mal ?qu? d?quilibr?par une sexualit?r?ce, les jeunes hommes arrivant ??? de cr? une famille demeurent-ils immatures pour une grande part. Aussi et quand bien m? ils ne tardent ?rendre compagne, craignent-ils la venue au monde d?un enfant qui viendrait perturber leur vision individualiste du monde, y compris dans la sph? sentimentale.

A ce tableau, il serait juste d?ajouter que le contexte ?nomique n?offre gu? de perspective encourageante ?es jeunes dont les ?des parfois pouss? ne les gardent ni du ch?e, ni d?une paup?sation d?sp?nte.

Alors que voyons-nous ?

Des mariages de plus en plus en tardifs, des unions libres fragiles et, au bout du compte, des naissances parfois tellement repouss? ?lus tard qu?elles ne peuvent plus se produire, la nature, qui a son horloge et ses r?es, reprenant ses droits.

A ce refus d?enfant, du moins ?e retard d?enfantement, d?origine masculine, s?ajoutent trois autres facteurs d?emp?ement :

· l?un est l?absence d?une politique familiale au moment o? faisceau de mesures forme virtuellement une politique anti-familiale ;

· un deuxi? se situe dans l?univers professionnel ;

· le troisi?, li?u pr?dent, est la coupure g?raphique entre lieu de travail et lieu de r?dence.

Une politique familiale digne de ce nom doit replacer la famille et les valeurs qui lui sont attach? au c?ur de notre soci? ; elle doit s?articuler sur deux leviers majeurs : la compensation financi? du co???cation des enfants la reconnaissance du r?de la m? de famille (ou du p? si c?est lui qui dans certains cas est amen? rester au foyer) comme authentique travail ; ce qui implique un salaire et une retraite.

Sur ces deux plans, il existe d? toute une litt?ture et des propositions allant dans ce sens dans un ou deux partis politiques. Je m?y range, me r?rvant ici ?pporter quelques id? sur les deux derniers facteurs d?emp?ement cit?



1. En quoi l?univers professionnel est-il un facteur n?tif pour la natalit?

En amont de tout, se pose un probl? philosophique, celui de la nature de l?entreprise, de son rapport ??humain et aux collectivit?qui forment la Nation.

Notre droit et notre culture de l?entreprise demeurent pour l?essentiel ceux mis en place sous Napol?, en h?tage des principes r?lutionnaires.

L?entreprise est ainsi un bien qui s??ange comme n?importe quelle marchandise. L?homme n?y existe qu?au m? titre qu?une machine-outil ou qu?un logiciel.

La finalit?e l?entreprise, comme celle d?une valeur boursi?, est uniquement de g?rer du profit au terme qui convient ?elui ou ?eux qui en d?ennent la propri?. Le reste n?est que litt?ture, discours s?isants destin??obiliser (ou manipuler) les esprits et ?onner l?illusion que l?entreprise se soucie de ses responsabilit?civiques ou citoyennes etc.

Cette conception, celle d?une R?blique bourgeoise issue de la R?lution, s?oppose aux valeurs chr?ennes qui fondent notre civilisation.

Elle s?y oppose en ce sens qu?elle nie la pr?inence de l?homme dans toute r?it?ociale et que ce faisant, elle maintient continuellement un ?t d?injustice et de d?rdre.

Pour ce qui est de la natalit?contentons-nous de percevoir qu?une entreprise qui n?int?e pas dans sa finalit?e bien des hommes qui y travaillent et celui des collectivit?qui leur permettent d?exister (commune, r?on, nation) sera toujours induite ?onctionner comme un ?e asocial, n?agissant en bien que sous la contrainte (des lois, des forces syndicales) ou sous l?impulsion des rares dirigeants qu?oriente une vision morale de leur r?

Ainsi, qu?en est-il de la prise en compte de la parentalit?

Hormis quelques grandes soci?s qui, de leur pass?aternaliste, ont conserv?ne cr?e dans leurs locaux, pratique en voie de disparition, rien n?est con?pour faciliter et, encore moins, pour encourager et accompagner la parentalit?

Le n?ud du probl? r?de dans le choix inhumain qu?on impose aux femmes : enfants ou carri?, alternative parfois exprim?telle quelle aux salari? concern?.

Certes il existe, et heureusement, des possibilit?de travail ?emps partiel, mais avec toujours la contrepartie implicite de renoncer ?n avancement optimal, voire ?n avancement tout court.

Par ailleurs, il n?est pas rare qu?au moment de l?embauche d?une jeune femme, l?on se permette de l?interroger sur ses projets parentaux et que l?on obtienne d?elle un accord de principe pour reporter de tant d?ann? la premi? naissance.

Entre une jeune mari?et une femme c?bataire (une « c?battante »), le choix sera vite fait au profit de la seconde. Et il n?est pas impossible que, les m?urs ?luant, l?on n?assiste sous peu ?ne discrimination ?ivalente en faveur des hommes homosexuels par rapport aux p?s de famille?

Les entreprises ignorent pourtant que des ?des socio psychologiques ont d?ntr? dixit Evelyne Sullerot ? que la maternit?st une source d??nouissement qui rejaillit sur l?efficacit?u travail ; ?ondition toutefois que ce double statut de m? et de salari?ne se traduise pas par un surmenage, insupportable sur le long terme. Or, c?est bien ce qui se passe ordinairement pour la majorit?es salari? concentr?dans les grandes agglom?tions.

C?est ici que le probl? intra-entreprise recoupe celui de l?am?gement du territoire.



2. Les cons?ences n?tives de l??ignement entre lieu de travail et

lieu de r?dence.

Toutes les grandes agglom?tions sont confront? aux retomb? d?un urbanisme qui s?est form?ans vision ?ong terme, avec des infrastructures de transport chroniquement inadapt? aux besoins, produisant un g?is quotidien de millions d?heures qui sont ?s ?a vie personnelle, familiale, sociale.

L?exemple de Paris est le plus d?nstratif.

L?on y voit le c?ur et l?imm?ate p?ph?e se vider des populations modestes et m? de niveau moyen, au profit de bureaux, de commerces de luxe et de logements pour privil??

Parall?ment, les salari?sont contraints d?aller trouver r?dence toujours de plus en plus loin. C?est ainsi que des gens habitant ?hartres ou Caen, se pressent chaque matin pour venir travailler ?aris ou en sa ceinture, dans des trains et m?os bond?ou dans des embouteillages gigantesques.

L?on peut imaginer le parcours du combattant de la m?-courage contemporaine, contrainte de se lever ??aube pour amener ses enfants ?ne cr?e parfois ?ign?du domicile, et revenir tard le soir pour entamer une deuxi? journ?de travail, bien souvent sans le soutien d?un conjoint qui arrivera encore plus tard ou qui n?arrivera pas car il y aura eu divorce ou rupture et que, pass?la quarantaine, la plupart des m?s divorc? se retrouvent seules ?lever leurs enfants ; triste retomb?de la soi disant lib?tion des femmes...

En face d?un tel contexte, une vie professionnelle hostile au projet parental exigeant de plus un ?ignement et des dur? de transport d?isonnables, comment s??nner que les femmes, d? peu encourag? par leurs conjoints, h?tent ?ccomplir leur vocation maternelle et, qu?une fois n?deux enfants, voire seulement un, elles renoncent ?ngendrer de nouveau ?

Un cong?arental largement allong?t r?n? permettrait certes d?am?orer sensiblement la situation en donnant le temps et les moyens aux m?s de s?occuper pleinement de leur(s) enfant(s), avant de retourner travailler hors du foyer le moment venu.

Pour autant, toutes les mesures d?une vraie politique familiale ne sauraient suffire ?ransformer en profondeur le rapport entre vie professionnelle et vie parentale.

Une modernisation des organisations doit venir ?yer une authentique politique familiale en transformant en une convergence d?int?ts ce qui aujourd?hui est v? comme une opposition. Le jour o?s entreprises chercheront d?elles-m?s ?avoriser l??nouissement familial de leurs salari? la partie sera gagn? et pour longtemps.



3. Modernisation des entreprises en faveur de la parentalit?span>

L?id?est d?inciter les entreprises, ???elon de l?Etat comme des collectivit?territoriales, ?b>orienter la modernisation de leurs structures dans le sens d?un accueil privil??es salari?en charge d?enfants.

Il ne sera pas d?ttu ici des moyens pr?s de cette incitation.

Cr?ts d?imp? all?ment des charges sociales, aide ??investissement en se portant caution des entreprises aupr?d?organismes de pr? les moyens sont nombreux et peuvent varier selon les orientations de la politique industrielle et d?am?gement du territoire.

L?important est que ces incitations ?usent les objectifs de relance de la natalit?

Mesurer la contribution ?a natalit?span>

Le bilan social de chaque entreprise devra int?er des indications pr?ses ?et ?rd :

- pourcentage de salari?en charge d?enfants, et notamment en charge de familles nombreuses ;

- nombre d?enfants par salari?

- pourcentage de postes am?g?pour l?aide aux salari?parents ;

- projets en cours etc.

De la sorte, une quantification de la contribution de chaque entreprise ?a natalit?ourra ?e ?blie, sous le double contr?:

- d?organismes neutres de certification, comme il en existe pour attester de l?organisation de la qualit?norme Iso 9001) ;

- d?un Comit?ie professionnelle - Vie familiale, interne ??entreprise, comme existent aujourd?hui les comit?hygi? et s?rit?/span>

La mission de ce Comit?P-VF, compos?e salari??s sp?fiquement, de d?gu?syndicaux et de repr?ntants de la Direction, serait de s?assurer de la v?cit?es chiffres produits par l?employeur et, plus positivement, de proposer des modernisations de l?organisation du travail destin? ?ehausser sans cesse l?harmonie entre contraintes professionnelles et contraintes parentales.

La mesure objective de la contribution ?a natalit?ervira de base, sous forme par exemple, d?un indice synth?que de contribution ?a natalit?b>, ??octroi des diff?ntes formules d?incitation.

A c?de cette logique volontariste, un plancher minimal de contribution pourra ?e assur?r? ?es mesures coercitives.

Actions coercitives pour une contribution minimale de chaque entreprise

· P?lisation fond?sur l?indice synth?que de contribution ?a natalit? en dessous d?un certain seuil, variant selon les branches, les lieux d?implantation, les volumes d?effectifs et les difficult?li? au march?les entreprises auraient une taxe ?erser ?n Fonds National pour la Relance de la Natalit?b>, destin? financer des innovations et ?ider des familles nombreuses en situation de d?esse.

· Fixation, ?lement selon une typologie rendant compte des r?it?concr?s, de quotas de salari?parents, de salari?m?s de famille, de salari?m?s de familles nombreuses. Ces quotas devront bien s?tre raisonnables afin que le projet de relance de la natalit?e pr?nte avant tout comme un mouvement volontaire associant les forces vives de la Nation ?ne d?rche de salut public.

Axes de modernisation de l?organisation du travail en faveur de la natalit?span>

· Le d?loppement et la « domesticatisation » du t?travail

Le t?travail est d? pratiqu?ans les secteurs du marketing direct, de l?aide ?istance ou encore dans l?administration commerciale ou informatique.

Le t?travail est le plus souvent accompli dans des plates-formes centralis?, o?s salari?sont contr? et anim?par des chefs d??ipe qui peuvent ?uter les conversations ?out moment, ou contr? les ?itures pass? ???an.

La pr?nce physique du salari?st surtout utile pour faciliter la passation des consignes et pour effectuer des bilans sur le travail effectu?

Mais l?immense majorit?u temps de travail ne n?ssite pas la pr?nce effective du t?-op?teur.

Gr? ?a baisse des co?de t?communication et aux moyens tr?puissants de transmission des donn? qu?apporte Internet, le travail pourrait facilement ?e assur?u domicile du salari?ans que le lien avec le chef d??ipe ne soit rompu.

Cette « externalisation » d?une partie de la main d??uvre repr?nterait pour l?entreprise un avantage compensant largement les frais initiaux de mise en place du syst?, et cela gr? ?ne r?ction des surfaces de bureaux.

Une objection est souvent mise en avant pour repousser cette modernisation :

Le t?travail ?omicile couperait l?employ?e l?entreprise, l??ignant peu ?eu de la culture ambiante et le rendant ainsi plus difficile ??r.

Et l?on ne se prive pas de rappeler que nombre d?exp?ences tent? dans le milieu des ann? 80, notamment dans le secteur bancaire - o? tr?nombreuses t?es n?exigent absolument pas la pr?nce du salari?ans les locaux de l?entreprise - ont ?ou?/span>

Ces ?ecs ont eu en r?it?our cause principale le manque de pr?ration et de progressivit?ans la mise en place de ces situations exp?mentales.

De plus, il ne faudrait pas minimiser le facteur qu'a constitu?n de maintes occasions, l'opposition des organisations syndicales. Celles-ci, jalouses de leur pouvoir, se m?ent de cette externalisation du personnel ; y voyant le risque de perdre de leur influence et, argument plus valable, la crainte que les horaires de travail deviennent moins contr?les par une transformation insidieuse d?un contrat de travail ?bli en dur?hebdomadaire en un travail ?a t?e.

L?on ne saurait nier que le t?travail ?omicile n?est pas un processus simple ?ettre en place. Il impose beaucoup de pragmatisme et de concertation.

N?moins, il ne sera jamais plus complexe ?ffectuer que la conception et la mise sur orbite d?une navette spatiale, op?tion qui ne d?urage aucun de nos grands d?deurs.

Il suffit avant tout d?avoir ??esprit que le travail ?omicile n?est pas un tout ou rien : travail ??entreprise / travail chez soi.

· Des formules mixtes et variables dans le temps en fonction des contraintes de l?entreprise, de celles du salari?t de ses coll?es d??ipe - comme cela se pratique couramment en industrie par le syst? des roulettes - peuvent combiner harmonieusement le double besoin d?une pr?nce effective du salari?/span>(en temps voulu) dans les locaux de son employeur et celui de sa pr?nce ?omicile afin qu'il assure son travail tout en s?occupant de ses enfants.

De plus, il existe un biais possible, entre le travail in situ et le travail ?omicile, qui est peut-?e la vraie solution d?avenir :

L?antenne inter-entreprises de proximit?span>

L?id?est de coupler les avantages :

- d?une proximit?ieu de travail /lieu de r?dence avec ceux, parfois n?ssaires, selon les personnes, selon leurs fonctions, leurs conditions familiales et de logement, avec ceux

- d?un travail hors la maison, effectu?ans un contexte professionnel.

Concr?ment, cela consisterait ?b>regrouper dans des locaux situ?en zones r?dentielles, par exemple dans une « cit? ou dans une petite ville de banlieue, des surfaces et des outils de travail mis ?a disposition des employ?de plusieurs entreprises ainsi associ?.

Par exemple l?on pourrait avoir dans une de ces antennes, cinq ou six salari?d?une banque, travailler, avec des cloisonnements variables selon les besoins, aux c? de quatre ou cinq employ?d?une soci? d?informatique et deux ou trois collaborateurs d?une administration.

L??rme avantage de ces antennes de proximit?erait de rapprocher le lieu de travail du lieu de domicile, au double b?fice des salari?et des employeurs :

· les salari? m?s de famille pourraient facilement g?r leurs contraintes, notamment pour amener et rechercher leurs enfants ?a cr?e ou ???le ; sans compter que le travail dans l?antenne pourrait se combiner, pour une part, avec un travail ?omicile ;

· les entreprises ?nomiseraient des surfaces en zone de grande chert?mmobili?, ce que le co?e l?implantation des antennes ne compenserait pas, ?nt donn?l??rme diff?ntiel de prix entre Paris-proche banlieue et grande couronne ou zones populaires.

Autres avantages :

· diminution de la population transport?chaque jour en grande agglom?tion, donc plus de fluidit?moins de temps perdu, moins de pollution ;

· r?bilitation sociale des cit?et banlieues dortoirs par la pr?nce de p? d?activit??rateurs de commerces de proximit?conf?nt une plus grande dignit?t une plus grande s?rit? ces lieux d??t?

Comment les entreprises pourraient mettre en ?uvre de telles antennes ?

Dans un premier temps, les grands groupes de services, banques, assurances, soci?s d?informatique et administrations seraient les initiateurs privil??de cette innovation, aid?en cela par la grande masse de leurs salari? la nature des postes occup? ainsi que par leurs moyens financiers (notons qu?il s?agira d?un investissement de modernisation, vite rentabilis?ar ses retomb? positives).

Prenons un exemple.

Le Cr?t X, employant quelques 20 000 personnes sur la r?on parisienne.

1° ?pe : combien de salari?concern?? Admettons 5 000 m?s de famille, dont le travail ne n?ssite pas une pr?nce en l?un ou l?autre des ?blissements du Cr?t X sur la r?on.

2° ?pe : ?blissement d?un bilan g?raphique d?implantation des salari?concern?faisant ressortir que 80% d?entre eux, soit 4 000, se concentrent dans 200 lieux, ce qui fait en moyenne 20 employ?par lieu.

3° ?pe : concertation avec d?autres entreprises poss?nt des employ?dans l?un ou l?autre de ces 200 lieux.

4°?pe : construction ou am?gement des locaux destin??briter les antennes. Selon le nombre d?employ? l?antenne fonctionnera comme une d?ndance mono entreprise, en l?occurrence du Cr?t X, ou comme une plate-forme multi-entreprises o?aque soci? associ?au projet disposera d?une portion de la surface ainsi que d?un droit d?usage d??ipements facilement partageables, comme de grosses imprimantes, des t?copieuses ou des moyens de stockage, de traitement et de t?communication de donn?.

5°?pe : d?nition, avec pragmatisme et concertation, de protocoles de cr?ion et de fonctionnement des antennes de proximit?au terme d?une exp?mentation effectu?au moyen d?antennes « pilotes ».

Dans cet exemple, l?entreprise organise son implantation d?antennes en partant d?un bilan g?raphique de l?existant.

Par la suite, une fois un premier r?au d?antennes cr? il sera possible d?aller plus loin, en incitant les salari? s?ils ne le font pas d?eux-m?s, ?lire domicile dans les lieux o? situent les antennes.

Des facilit?d?implantation, auxquelles les collectivit?territoriales concern? pourraient participer, seraient accord? aux salari?volontaires ainsi qu?aux futurs salari? candidats pour travailler dans une entreprise ou d?un lieu dot??antennes de proximit?

Une concertation inter-entreprises, ???elon des chambres de commerce et de l?industrie et/ou des chambres syndicales pourra amplifier ce mouvement de d?ncentration des si?s sociaux et des grands p? d?implantation (comme les directions r?onales de grands groupes et les grandes installations industrielles).

Gr? ?es informations crois? sur les implantations r?dentielles, (en l??t et en projet) des personnels des diff?ntes entreprises d?une zone, un nouvel ?n sera impuls?n faveur d?un am?gement du territoire concordant avec l?objectif prioritaire de relance de la natalit?b>.

Il y a probablement l?n enjeu encore difficilement quantifiable de cr? un cercle vertueux entre efficacit?conomique, relance des naissances, redynamisation et resocialisation de zones d??t? ainsi que rationalisation des transports.

Assurer la continuit?ntre le statut maternel et le statut professionnel

Une des grandes erreurs qui entravent la volont??engendrer est la coupure artificielle qui s?re la femme en situation « ordinaire », au travail, et la femme en position

« probl?tique », enceinte puis en charge de ses enfants.

Ainsi la grossesse est-elle ignor?de la vie d?entreprise quand elle n'est pas m?is? Tout au plus donne-t-elle lieu ?uelque cong?h?peutique, comme si le fait d?enfanter ?it une maladie (alors que la vraie maladie des temps pr?nts r?derait plut?ans le refus de l?enfant).

Ainsi la bonne salari?a-t-elle soin de demeurer ?on poste aussi tard que possible, comme si cela ?it un label d?honneur, comme l?est celui de faire des records de temps de pr?nce au bureau et feindre de s?en plaindre tout en s?en enorgueillissant insidieusement?

L?on sait pourtant, et depuis longtemps, combien la p?ode de grossesse est pr?euse pour le d?loppement de l?enfant, pour sa sant?hysique et morale.

Le stress g?r?ar une activit?on adapt??a femme en cours et en fin de grossesse aura ?lement des cons?ences dont l?entreprise p?ra ?erme : 50% des femmes de la r?on parisienne ont fait une d?ession avant l?? de 35 ans, n'est-ce pas affligeant ?

Puis vient le temps du cong?aternel, ?demment trop court, et en m? temps mal con? Apr?la naissance, survient souvent un ?sode de d?ession chez la m?, exprimant probablement un trouble r?tionnel li? la d?vrance que repr?nte l?engendrement.

Plus tard, bien que la maman soit tout heureuse de pouponner son enfant, elle conna?des moments d?ennui qui sont d?autant plus mal v?s qu?ils suivent une vie active tr?soutenue, arr?e brutalement peu auparavant.

Face ?e constat, une innovation consisterait ?ommer cette coupure en am?geant le temps de travail de la m? avant et apr?la naissance.

La semaine de travail et/ou la journ?seraient progressivement r?ites pour aider la future m? ?ieux vivre sa grossesse et ?e pr?rer ?on cong?aternel.

Une fois la naissance survenue, et pass?n temps complet ??p?r physiquement et ??occuper pleinement du nourrisson, la reprise du lien avec l?entreprise pourrait s?effectuer, de fa? tr?progressive et « sur mesure », en concertation avec le m?cin traitant et le Comit?ie professionnelle Vie Familiale ?qu?lus haut.

Ce lien pourrait d?ter par une information sur la vie de l?entreprise et celle du service dont la m? est issue. Le ou la rempla?te pourrait par exemple visiter la maman ou lui t?phoner afin de b?ficier de ses conseils tout en la gardant au fait de ce qui se passe pendant son absence.

Par la suite, la m? entamerait une s?e de visites br?s ?on lieu de travail, pour un but pr?s : se former ?n t?travail ?omicile et/ou en antenne de proximit?

De cette fa?, le lien ne serait jamais coup?span> plus longtemps que lors d?une p?ode de vacances. En pointill?la reprise s?effectuerait pendant la p?ode du cong?arental, ?demment en fonction du nombre d?enfants ?harge, l?objectif ?nt de consid?r ce cong?non pas comme une absence pour l?entreprise, mais comme un moment, une ?pe de la vie de la salari? ??r de fa? ad?ate, selon une vision o??ilibre et l??nouissement de l?employ?oncordent, en toute situation, avec l?int?t de l?entreprise et celui de la Nation.

Dans une telle perspective, ??issue de son cong?la m? aura acquis une exp?ence de travail externalis?ui lui permettra de choisir de continuer selon ce proc? en toute connaissance de cause et sans perdre de temps pour s?y habituer, puisque la formation aura ? assur?pendant le cong?arental.

Con?ainsi, « persill? de travail, le cong?arental pourrait, en contrepartie, durer plus longtemps, puisqu?il permettrait ??entreprise de conserver une contribution, m? limit? de sa salari?durant cette p?ode.

La m?, pour sa part, y gagnerait ?ivers ?rds :

· ses moments d?ennui seraient combl?;

· elle n?aurait pas le sentiment culpabilisant de s'estimer inactive ;

· elle se pr?rerait, dans les meilleures conditions, ?a reprise de son poste, selon une formule adapt??es contraintes parentales.

J?ai souvent eu l?occasion de parler de cette innovation avec des salari? m?s de famille ou souhaitant le devenir. Leur r?tion a toujours ? tr?positive, avec toutefois la perplexit?ue suscite toute id?taxable d?utopie.

La r?it?st que nos compatriotes, comme salari?et citoyens, sont r?gn?face ?ne soci? dont les leviers leur paraissent, ?uste titre, inaccessibles.

S?ils per?vent ?eur niveau combien, parfois avec peu de choses, beaucoup de bien pourrait ?e apport?ils savent n?moins que tout changement se fait et se fera sans eux : c?est l?affaire de la France d?en haut, et au mieux, des syndicats, per? ?lement comme des castes, mais qui malgr?out leur assurent un minimum de d?nse... de d?nse, pas d?initiative, car nous le savons, les syndicalistes sont tout autant r?fs au changement que les patrons et les hi?rques auxquels ils font profession de s?opposer.

Cette derni? remarque rappelle que de telles innovations sont secondaires dans le cadre d?une politique globale de transformation sociale.

Certes, elles peuvent ?e discut? et enrichies et dans le cadre de d?ts, donnant ainsi aux Fran?s d?en bas l?occasion de participer aux projets de r?vation du pays.

Mais ces innovations ne pourront voir le jour s?r? du contexte g?ral de ce qui sera une v?table r?lution pour la survie de notre peuple.

Pour autant, elles gagneraient d??r?nt ?tre mises en avant dans le cadre d?une propagande (ne craignos pas un mot ?'origine fort honorable) pour le renouveau de la natalit?/span>

Elles pr?ntent en effet l?avantage de ne pas se confiner ?a sph? purement d?graphique.

Partant du constat que les entreprises ont un int?t objectif ?emobiliser leurs salari? ??uilibrer leurs pyramides des ?s, et de renouveler les populations qui forment leurs march? ces innovations rev?nt une dimension sociale.

Elles d?ntrent que la relance de la natalit?a de pair avec une modernisation des structures ?nomiques et plus encore, du fonctionnement de la d?cratie.

* * * *



© Ba?nette au Canon !

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"Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence."

Il y a tant de choses ?ire. Ce monde est toujours aussi complexe. Toujours aussi d?sp?nt d'inhumanit?Toujours aussi r?gnant d'inconscience. Toujours aussi fascinant de richesses et de beaut? Il y a tant ?ire. »

© Isegoria, (re)prenons la parole

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